En période de crise, entre la banque et les entreprises c’est “je t’aime moi non plus” !

Entre la banque et les entreprises, ce n’est parfois pas une histoire d’amour. Les relations entre les deux varient et évoluent selon l’état du compte et la situation du marché.

Évidemment, les exigences des banques sont très souvent irréalisables face aux difficultés que peuvent rencontrer les entreprises. Alors, en période de crise, le dialogue entre la banque et les entreprises est une nécessité sinon un dialogue de sourds.

 

La banque et les entreprises

Dans les situations difficiles pour l’entreprise, la relation entre la banque et les entreprises révèlent bien souvent une étrange réalité.

 

Pas besoin de vous faire un dessin: une banque réfléchit à deux fois en temps de crise avant de délivrer un crédit à une entreprise, notamment si cette dernière est en difficulté.

Un manque de compréhension des banques

Sa vision est loin d’être angélique, loin de là. Ce que la banque recherche en aidant une entreprise, c’est avant tout le profit. Le rapport entre la banque et les entreprises sont alors un peu tendu, et la défiance commence progressivement à s’installer.

Mais cette dernière est dû la plupart du temps à un manque de compréhension des besoins des entreprises par les banquiers, qui n’ont peu ou pas la vision de ce qu’est entrepreneuriat, des besoins que cela implique en termes de temps, de difficulté, de facteurs humains.

La banque et les entreprises ont donc parfois du mal à se comprendre, d’où la mise en place de conseillers spécialisés en entreprise au sein des banques. Un système cependant très jeune, pas encore au point.

L’État ou le retour de l’hégémonie

Quand la banque et les entreprises ne peuvent pas s’entendre, c’est alors que l’on se tourne généralement vers État pour une intervention. L’exemple type est l’organisme public Oséo, qui sert d’intermédiaire lorsque la situation s’envenime.

L’organisme d’État est neutre de par son statut, ce qui privilégie le dialogue. Mais il existe également aujourd’hui un autre organisme d’État: la banque publique d’investissement. A l’heure où le privé ne parvient pas toujours à s’entendre, l’État semble se poser en rassembleur pour l’intérêt commun.

Privilégiez le dialogue et les explications

Pour ma part, je pense que la banque et les entreprises doivent fonctionner de concert, pour que les deux entités soient viables. De plus, les aides publiques sont plutôt réservés jusqu’à présent à des PME ou PMI. Cela devrait changer, c’est à voir.

En attendant, je conseille au chef d’entreprise, au commerçant ou à l’artisan, de ne pas hésiter à discuter avec le banquier des problèmes de financement. Testez-le, expliquez-lui vos plans et votre stratégie, et surtout ce qu’il a à gagner en vous suivant.

La relation entre la banque et l’entreprise est souvent une histoire d’homme. Aussi, si vous pensez que cela ne passe pas, faites-vous accompagner si besoin pour arbitrer les discussions et mieux défendre la situation de l’entreprise. Et dites-vous bien, que même en situation de crise, il y a toujours une solution.

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